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Les outils utilisés dans le cadre thérapeutique

Thérapie par mouvements oculaires

La Thérapie par mouvements oculaires (TMO) a été découverte tout à fait par hasard par Francine Shapiro. A la suite d’une vive émotion, ses yeux ont effectué un balayage oculaire de gauche à droite, sans volonté de sa part. Elle a senti tout de suite après une nette amélioration de son état émotionnel. Ce processus fonctionnait tellement bien, qu’elle a décidé de le tester sur des soldats revenant de la guerre du Vietnam et les résultats furent à nouveau très concluants...
Aux vus de ce succès, cette technique a été étudiée et développée par des thérapeutes spécialisés dans les traumatismes.

La Thérapie par mouvements oculaires aide votre cerveau à traiter et à libérer les souvenirs difficiles. Ceux-ci peuvent être liés à l’intensité du vécu et/ou à la chronicité d’événements traumatisants.
Le patient qui a vécu un trauma, de façon exceptionnelle ou répétée, sait à quel point il peut avoir de l'emprise sur lui.
La pratique de mouvements oculaires horizontaux dans cette thérapie a pour effet de modifier la façon dont une information mémorielle est stockée dans le cerveau, ce qui permet de la traiter.
Cette méthode vise à aider à surmonter les souvenirs douloureux, en utilisant les fonctions naturelles du corps pour se remettre d’un syndrome post-traumatique.

La thérapie par les mouvements oculaires (TMO) : pour qui ?

Les mouvements oculaires permettent de réguler des symptômes liés à des traumatismes et plus spécifiquement les troubles de stress post-traumatiques (TSPT).
Les TSPT sont des troubles qui surviennent après un ou des événements traumatisants ayant provoqué une souffrance morale. Des complications physiques peuvent s'ensuivre et altérer la vie personnelle, sociale et/ou professionnelle.
Les symptômes peuvent être multiples et sont ici présentés de manière non-exhaustive : 

  • Flashbacks,
  • ruminations,
  • anxiété,
  • besoin de contrôle,
  • difficulté d'être en lien (parfois même de sortir de chez soi),
  • isolement, phobie sociale, agoraphobie,
  • irritabilité,
  • nuits difficiles, cauchemars, peurs.

La Thérapie par mouvements oculaires appliquée à un trouble de stress post-traumatique

Le TSPT est une réaction neurophysiologique consécutive à une situation durant laquelle l’intégrité physique ou psychologique de la personne (ou celle de son entourage) a été menacée ou atteinte. 
Nous pouvons retrouver des TSPT dans le cas d’abus sexuel, accident grave, témoin d'une mort violente, de négligence de soins dans la petite enfance, négligence émotionnelle, manipulation ou harcèlement psychologique, violence physique, cambriolage, guerre, attentat... Nous pouvons même vivre un TSPT lors d’un accouchement. 
Un trouble du stress post-traumatique se déclare lorsque les capacités d’adaptation du sujet sont débordées. La réaction immédiate est l’effroi (peur intense), l’impuissance ou un sentiment d’horreur.
Ces évènements peuvent conduire à une basse estime de soi, des difficultés à faire confiance en l’autre, une compulsion à devoir tout contrôler.
Parfois, c’est la chronicité qui crée le traumatisme et non l’intensité. C’est lors des premiers entretiens que nous pourrons mettre en lumière le lien entre l’histoire et le symptôme pour lequel vous venez consulter.

Pourquoi un traumatisme passé continue d'affecter un sujet ?

La théorie la plus répandue, et sur laquelle les professionnels de la psychothérapie s’entendent, est basée sur le fait que l’information du traumatisme n’est pas correctement traitée par le cerveau. Ainsi, un élément anodin (odeur, couleur, ambiance, luminosité...) de la vie journalière peut venir réveiller le souvenir du traumatisme : le cerveau et le corps réagissent comme s’ils revivaient le trauma ; pour eux, c'est comme s'il se reproduisait. Des études menées par l’imagerie médicale révèlent que notre fonction cérébrale ne fait pas la différence entre le passé et le présent, entre l’imaginaire et le réel.
La Thérapie par mouvements oculaires intervient pour aider le cerveau à reconsidérer ce traumatisme ancré dans la mémoire. Le va-et-vient des yeux modifie la perception du souvenir, au point d’en ôter toute émotion lorsqu’il est réactivé chez le patient.

Comment ça marche ? 

Les experts ne s’expliquent pas encore totalement pourquoi ni comment fonctionne cette méthode, mais elle fonctionne, d’où son succès mondial.
Néanmoins, de très nombreuses études ont été menées pour essayer de comprendre ce qui se passe au niveau du cerveau lors d’un traumatisme et de sa résolution.

1. Ce que l’on sait, c’est que lorsqu’une situation de stress se présente, le cerveau active son circuit d’urgence. Il va bloquer le thalamus, qui ne peut plus renvoyer les informations au cortex. La mémoire traumatique s’inscrit dès lors dans l’hippocampe par le biais de l’amygdale. Cette scission entre thalamus et cortex entraîne l’information vers le tronc cérébral. Celui-ci va influencer nos comportements au niveau du cerveau archaïque (ou reptilien) pour permettre au corps, soit de fuir, soit d’attaquer ou rester en sidération.
Cela signifie que les fonctions qui ne sont pas utiles pour la situation sont désactivées et que le stockage de l’information ne se réalise pas correctement. Le cerveau ne peut alors faire le tri au niveau conscient (cortex).  
Il ne peut « digérer » ou « nettoyer » les données reçues et ce sont les fonctions archaïques de survie qui s’activent. Le cerveau ne pouvant pas trouver une réponse adaptative à la « blessure », stockerait l’information spécifique, liée au trauma, de manière fragmentée (sons, odeurs, images...). Son intégration complète et adaptée dans la mémoire serait empêchée et provoquerait des changements importants dans le système nerveux. Ce stockage dysfonctionnel se traduit par l’apparition de symptômes déclenchés par des éléments de notre environnement semblant anodins, mais, qui réactivent le traumatisme non-traité.

Les mouvements oculaires ont un impact direct sur le thalamus. Cette région du cerveau stimulée par les mouvements des yeux réalise de nombreux processus cognitifs, dont le contrôle du stress émotionnel.

2. L'une des théories sur lesquelles repose le fonctionnement de la TMO, est qu'elle aide les deux hémisphères du cerveau à communiquer l'un avec l'autre - le côté gauche, spécialisé dans la logique et la raison, et le côté droit, spécialisé dans les émotions.
Les mouvements oculaires, étant des stimuli bilatéraux alternés, permettent de retraiter l’information. Elle va alors être intégrée dans les réseaux mnésiques* adaptatifs (*type de mémoire spécifique chargé d’enregistrer les sensations, informations venant des expériences).
Selon ce principe théorique, le fait de se remémorer un souvenir en effectuant des mouvements latéraux des yeux, oblige le cerveau à diviser ses ressources. Le patient ne peut pas consacrer sa pleine attention au rappel d'un souvenir parce qu’il est aussi concentré sur la stimulation visuelle.
Ce dédoublement de l'attention a pour effet de diminuer le ressenti mémoriel jusqu’à séparer la mémoire de l'émotion et donc d’en libérer la charge émotive. Cette stimulation cérébrale bilatérale aide le sujet à se détendre. Les souvenirs s'estompent, le cerveau commence même à associer le rappel du traumatisme à la relaxation, plutôt qu'au choc émotionnel. La désensibilisation est alors en cours.

3. La TMO travaille sur le système nerveux parasympathique en lien avec le tronc cérébral, système qui apaise le corps et le met dans un état de relaxation.
Les mouvements oculaires peuvent donc modifier le fonctionnement du système nerveux. Ce changement d’état permettrait un état de détente et donc de distancer les réactions habituelles du rappel du TSPT ainsi que réguler le système nerveux.

4. Les mouvements oculaires se produisent naturellement pendant la phase de sommeil paradoxal. Les yeux se déplacent de gauche à droite et de droite à gauche. Ils ont une action de consolidation des souvenirs. Le fonctionnement de ce principe semble manifestement rester le même, éveillé. Une réminiscence anxiogène associée à un état de détente allège l’intensité de l’événement traumatisant, pour in fine, la vivre de manière détachée lorsqu’un stimulus vient la réactiver.

Séance type de Thérapie par mouvements oculaires

Lors d'une séance de TMO, nous élaborons une anamnèse permettant de délimiter la problématique et connaître les ressources du consultant. A partir de la séance suivante, la pratique des mouvements oculaires bilatéraux peut débuter en énonçant des phrases clés. 

De par les formations d’Olivia Jeurissen, une attention toute particulière est portée aux sensations du corps, à leur évolution et à la respiration. Selon sa pratique, ces aspects sont primordiaux et complémentaires dans l’accompagnement par la TMO. Ils affirment et renforcent l’effet thérapeutique des mouvements oculaires. Cette méthode peut conduire à une désensibilisation rapide des traumatismes.
L’accompagnement vise à identifier les évènements stockés de façon dysfonctionnelle qui empêchent le développement et colorent les perceptions présentes du patient.
La Thérapie par mouvements oculaires peut donc aider à rompre le cycle du gel des émotions en permettant au cerveau de traiter les souvenirs d'une manière moins douloureuse. Elle permet une restructuration et une réduction significative des symptômes et facilite l'intégration à différents niveaux : émotionnels, cognitifs et physiologiques.
C’est une aide précieuse pour le mieux-vivre. 

Et, rappelez-vous, vous n’êtes jamais seul dans ce processus. Je vous accompagne pleinement, c’est mon rôle.

Olivia